2009-05-23 - COOPERATION CANADA- Ces nouvelles priorités de l'aide au développement du Canada


Après le recadrage de son aide au développement au mois de février qui cible désormais vingt pays au monde, le Canada annonce encore une nouvelle approche dans la recherche d'une efficacité réelle de son appui aux pays pauvres.

 

Les nouvelles mesures de l'aide au développement annoncées, avant-hier, jeudi 21 mai, par le Canada, s'orientent vers trois thèmes prioritaires que sont l'accroissement de la sécurité alimentaire, la croissance économique durable et l'avenir des enfants et des jeunes. Cette approche complète le dispositif du 23 février dernier par lequel le Canada ambitionne de concentrer ses efforts sur vingt pays qui, outre le Sénégal, sont l'Afghanistan, le Bangladesh, la Bolivie, les Caraïbes, la Colombie, la Cisjordanie et bande de Gaza, l'Ethiopie, le Ghana, Haïti, le Honduras, l'Indonésie, le Mali, le Mozambique, le Pakistan, le Pérou, le Soudan, la Tanzanie, l‘Ukraine et le Vietnam. Ces pays font partie des privilégiés qui recevront désormais près de 80 % de l'aide au développement du Canada Les trois thèmes annoncés le 21 mai s'ajoutent à d'autres éléments importants de l'efficacité de l'aide, dont le déliement de l'aide, la concentration géographique et la décentralisation. Ils orienteront les futures décisions de l'Acdi quant à ses programmes. Le Canada pourra ainsi se concentrer sur les grands enjeux et les principaux défis auxquels sont confrontés les pays partenaires, et faire en sorte que ses investissements en matière d'aide internationale débouchent sur des résultats tangibles. Mettre l'accent sur l'accroissement de la sécurité alimentaire, la croissance économique durable et l'avenir des enfants et des jeunes, est ainsi une manière pour le Canada de rendre encore son aide plus efficace. ‘Le gouvernement avait promis de rendre l'aide internationale du Canada plus efficace, plus ciblée et plus responsable. Nous avons respecté cet engagement et cela façonnera l'aide internationale du Canada au cours des prochaines années', a déclaré la ministre de la Coopération internationale, Beverly Oda, devant un auditoire composé d'étudiants, d'universitaires et de partenaires de l'aide rassemblés au Munk Centre for International Studies de l'Université de Toronto. La ministre de la Coopération internationale a ajouté que ‘le Canada cible son aide internationale pour obtenir de plus grandes retombées. L'aide peut - et doit - mieux fonctionner. La nouvelle approche de notre gouvernement, plus efficace, plus ciblée et plus responsable, donnera des résultats encore meilleurs. C'est ce dont les pauvres de la planète ont besoin, et c'est ce que les Canadiens nous demandent'.

 

A Ottawa, on estime que la nouvelle approche en matière d'aide internationale permettra l'accroissement de la viabilité de l'environnement, favorisera davantage l'égalité entre les femmes et les hommes, va promouvoir le respect des droits de la personne et appuyer le renforcement des institutions et des pratiques au chapitre de la gouvernance. Cependant, cette nouvelle approche est critiquée par le Parti libéral du Canada qui dénonce un manque de transparence.

 

Le Sénégal qui a échappé au couperet d'Ottawa au mois de février dernier, reste l'un des principaux partenaires du Canada. Depuis le premier programme de coopération entre les deux pays initié en 1962-1963, le Sénégal aurait reçu du Canada environ 500 millions de dollars canadiens. Le Canada appuie le Sénégal dans les domaines de l'éducation, de l'alphabétisation, de l'assainissement, mais surtout dans la lutte contre la pauvreté avec une réelle implication dans la Stratégie de réduction de la pauvreté.

Walf Fadjri 23/05/09