2007-12-14 - RECONSTRUCTION DE LA CASAMANCE- La France apporte un concours financier de 1,840 milliards FCfa

Le ministre d'Etat, Abdoulaye Diop, Ministre de l'Économie et des Finances et Jean Christophe Rufin, Ambassadeur de France au Sénégal ont procédé hier, à la signature d'une convention de financement et d'un Protocole d'Accord, d'un montant global de 2.800 mille euros, soit environ 1.840.000.000 FCfa, environ. Ce concours financier de la France est destiné au projet d'Appui aux Universités et à la mise en place d'un Fonds Social de Développement en Casamance (FSD-Casamance).

Ce concours financier entre dans le cadre de la politique d'aide publique au développement et dans la mise en œuvre de nouveaux engagements et options de la France.

 

La convention de financement du projet d'Appui aux Universités, d'un montant de 1,180 milliards FCfa, va contribuer à l'Extension de la carte universitaire, la constitution d'Écoles doctorales et l'ouverture à l'Entrepreneuriat communément appelé "Projet U3E". L'objectif du projet est de renforcer la professionnalisation et la recherche dans l'enseignement supérieur. Il verra la création de deux écoles doctorales de recherche et d'un incubateur d'entreprises. Le projet devrait également contribuer à la mise en place de nouveaux diplômes de licences professionnelles dans des domaines aussi variés comme les énergies renouvelables, le tourisme, le génie minier, l'informatique mais également étendre l'offre de formation supérieure dans les CUR de Ziguinchor, Bambey et Thiès.

 

A en croire Abdoulaye Diop, face à la croissance des effectifs dans les universités, la réforme de l'Université s'est traduite par "la diversification de l'offre de formation, la mise en place du système dit LMD et l'augmentation des capacités d'accueil par la créations des centres universitaires régionaux à vocation professionnelle déjà fonctionnels". Et ce projet permettra de "renforcer la professionnalisation et la recherche dans le système de l'enseignement supérieur", a -t-il poursuivi.

 

En plus de cette contribution financière française de 1,2 milliard sur trois ans, deux assistants techniques vont aider à sa mise en œuvre. Aussi, pour Jean Christophe Rufin, ce projet "s'intègre dans le dispositif multiforme de la coopération universitaire française et il marque le fort engagement de la France aux côtés des universités sénégalaises." Au total, il devrait permettre à l'Université de relever certains défis qui plombent ses performances pédagogiques et de la recherche. Ils ont pour noms accès à un enseignement supérieur de qualité et son élargissement, meilleure adaptation des flux et des formations, mise en place de filières correspondant aux besoins de développement du pays...

 

Quant au protocole d'accord pour la création d'un Fonds Social de Développement en Casamance (FSD-Casamance) d'un montant de 655 millions FCfa, il constitue la troisième convention signée avec le Sénégal dans le cadre de ce Fonds. De l'avis de M. Rufin, "il vient compléter les interventions de la coopération française depuis plusieurs années dans cette région et qui a vu durant ces cinq dernières années la France investir 13 milliards F Cfa en Casamance".

 

Ce mécanisme de crédits déconcentrés qui fait suite à un projet du Fonds de solidarité prioritaire dénommé "Appui développement local de la Casamance " d'un montant de 800 millions FCfa exécuté de 2001 à 2006, participera grandement aux efforts consentis par les pouvoirs publics dans le cadre de la reconstruction de la région Sud du Sénégal. Il appuiera ainsi les initiatives de développement local (économie solidaire, filières porteuses) portées par la société civile ou par les collectivités locales pour le développement de la Casamance.

 

Pour une plus grande coordination et une meilleure efficacité des interventions, M Rufin évoquera la nouvelle approche de la coopération française au Sénégal. En plus dune présence importante à Dakar via l'Afd, les régions vont prendre une place de plus en plus accrue dans les interventions. Le recours à la société civile en tant que relais essentiels sera aussi de mise. Revendiquant un leadership dans le peloton des partenaires au développement compte tenu de son expérience africaine, la France a procédé à la signature de conventions avec les autres partenaires présents dans la zone, notamment avec la Gtz. Il s'est dit convaincu que seule une mutualisation des interventions permettrait leur rationalisation et leur démultiplication au profit des populations cibles. Sud Quotidien 14/12/07