2013-07-30 - COOPERATION SENEGAL FRANCE- Un prêt de 39,3 milliards de Paris pour financer une partie du programme

 

La France a consenti mardi en faveur du Sénégal un prêt d'un montant de 39,3 milliards de francs CFA (60 millions d'euros), destiné à financer une partie du Programme économique et financier du Sénégal pour les années 2013 et 2014.

 

La convention portant sur ce prêt a été signé le même jour par le ministre sénégalais de l'Economie et des Finances, Amadou Kane, et le directeur du département Afrique subsaharienne de l'Agence française de développement (AFD), Yves Boudot.

 

Ce prêt consenti à un taux d'intérêt de 2,04%, pour une durée maximale de 25 ans assortie d'un différé, couvre le financement partiel du Programme économique et financier du Sénégal pour les années 2013 et 2014.

 

"Il entre dans le cadre de notre stratégie d'endettement à moyen et long terme et respecte notre engagement auprès de nos autorités et de nos partenaires au développement de ne recourir qu'à des emprunts nous permettant d'assurer la viabilité et la soutenabilité de notre dette", a expliqué Amadou Kane, se félicitant des "conditions très favorables" de ce prêt.

 

M. Kane a annoncé que le Sénégal attend par ailleurs un appui de l'AFD pour le financement de certains travaux de l'autoroute, relatifs notamment à l'axe Diamniadio-aéroport international Blaise Diagne. Il a fait également état de ‘'grande implication'' dans certaines contraintes pour la relance des travaux de l'aéroport.

 

"La forte réputation de pays de grands travaux prédispose la France à être réceptive à nos requêtes de construction d'infrastructures appropriées, base indispensable au décollage économique du Sénégal", a indiqué le ministre sénégalais de l'Economie et des finances.

 

Le Sénégal compte beaucoup sur le "partenariat fécond" avec la coopération française pour renforcer les bases de sa croissance économique et l'amélioration des conditions de vie des populations, a-t-il dit.

 

L'ambassadeur de France Jean Felix-Paganon a indiqué que cet appui s'accompagne d'attentes de la partie française relatives à une bonne gouvernance des finances publiques.

 

Pour sa part, le directeur du département Afrique subsaharienne de l'AFD, Yves Boudot, a relevé, pour sa part, que ce concours financier de la France s'intègre dans le redressement des finances publiques sénégalaises. Il vise aussi à développer "des politiques publiques favorables à la croissance et l'amélioration des conditions de vie des populations", a-t-il ajouté.

 

Il a précisé qu'une partie du premier décaissement de 30 millions d'euros sera octroyé à l'Office nationale d'assainissent (ONAS), pour l'aider ses travaux visant à juguler les effets des inondations.

http://www.aps.sn/articles.php?id_article=116712