2009-03-31 - COOPERATION SENEGAL JAPON- 11,250 milliards de Fcfa du Japon au Sénégal


Le ministre d'Etat, ministre de l'Economie et des finances, M. Abdoulaye Diop et l'ambassadeur du Japon au Sénégal, M. Takashi Saito ont signé, ce lundi 30 mars à Dakar, trois accords de coopération. Une enveloppe globale de 2 milliards 250 millions de Yens, soit environ 11 milliards 250 millions de FCfa, qui entre dans le cadre du programme de la coopération financière non remboursable du Japon.

 

L'ambassadeur du Japon, M. Takashi Saito explique que le premier don d'un montant de 390 millions de Yens, environ 1 milliard 950 millions de FCfa, concerne l'aide aux agriculteurs défavorisés. M. Saiton affirme que cette enveloppe permettra au Gouvernement du Sénégal d'acquérir les engrais nécessaires pour une bonne campagne agricole.

 

A ce propos, il rappelle que l'ancien Premier Ministre Japonnais, M. Yasuo Fukuda avait appelé à des efforts pour le doublement en dix ans de la production rizicole, lors de la Quatrième Conférence Internationale de Tokyo pour le Développement de l'Afrique (Ticad IV), qui s'est tenue en mai 2008. D'un autre côté, fait remarquer l'ambassadeur nippon à Dakar, le Gouvernement du Sénégal a lancé la Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l'Abondance (Goana). M. Saito fait savoir que « le Japon espère sincèrement que son assistance contribuera de manière significative à la Goana, dont l'objectif est l'augmentation de la production agricole visant à l'autosuffisance alimentaire ».

 

Le deuxième don qui s'élève à 860 millions de Yens, environ 4 milliards 300 millions de FCfa, est destiné à l'achat de riz dans le cadre de l'aide alimentaire. Le chef de la diplomatie japonaise à Dakar pense qu'il est certain que la sécurité alimentaire, sans laquelle on ne peut concevoir de développement durable, est primordiale pour une nation tournée vers l'avenir, et soucieuse du bien être de ses populations. A son avis, c'est dans cet esprit que le Japon a récemment décidé de fournir aux pays africains, dont le Sénégal, une aide alimentaire d'un montant d'environ 300 millions de dollars.

 

Le troisième accord porte sur un montant d'un milliard de Yens, environ 5 milliards de FCfa. M. Takashi Saito confie qu'il est destiné à la réalisation du « Programme d'urgence pour l'approvisionnement en eau pour faire face au changement climatique », à travers l'acquisition d'équipements pour l'approvisionnement en eau. De par sa situation géographique au sud du Sahara, « le Sénégal est fortement exposé aux problèmes liés à la sècheresse », juge M. Saito. Pour lui, cette subvention aidera les Autorités Sénégalaises à apporter des solutions adéquates au manque d'eau dans les zones vulnérables, et à améliorer ainsi l'environnement.

 

Avec la signature de ces trois accords de coopération, le ministre d'Etat, ministre de l'Economie et des finances, M. Abdoulaye Diop fait savoir que les subventions accordées par le Japon au Sénégal ont atteint 500 milliards de francs. « Les échanges de notes que nous venons de signer et qui tiennent lieu d'accord entre nos deux pays portent sur trois subventions que votre pays (Japon) a bien voulu accorder au Sénégal pour un montant total de 2,050 milliards de yens soit 11,250 milliards de francs Cfa ».

 

Ablaye Diop indique que « la coopération avec le Japon embrasse des secteurs importants et sensibles de l'activité économique. Grâce à elle, le Sénégal a pu bénéficier à ce jour de la part du royaume, de plus de 100 milliards de yens, soit environ 500 milliards de francs, consentis sous forme de subvention ». Il a ainsi rappelé que « Depuis novembre 1976, date de la signature à Tokyo de l'accord de coopération sénégalo- japonaise, beaucoup d'acquis ont été enregistrés, notamment avec la mise en œuvre d'importants programmes d'investissements dans les domaines de l'agriculture, de l'hydraulique urbaine et rurale, de la pêche, de la santé, des transports et de la formation professionnelle pour ne citer que ceux-là ».

 

Selon le ministre d'Etat, ministre de l'Economie et des finances, « notre coopération bilatérale a connu un regain d'intérêt depuis 1999 avec la signature de la convention relative à l'aide alimentaire ». A cela, M. Diop a ajouté le don hors projet, sans oublier la coopération technique qui, selon lui, ne cesse d'enregistrer des résultats appréciables. Il fait savoir que « L'impact positif de cette coopération dont un grand nombre de projets est en cours de réalisation et la satisfaction qu'ils nous procurent dans la mise en œuvre nous portent à fonder beaucoup d'optimisme sur ces projets dont nous venons de signer les accords de financements ».

Sud Quotidien 31/03/09